Obtenir un crédit au chômage : astuces pour mettre toutes les chances de votre côté

Demander un prêt lorsque l’on est sans emploi : voilà une réalité qui ne fait pas de pause, et ce, quel que soit le jour de la semaine. Les personnes au chômage n’échappent pas aux dépenses indispensables et, dans bien des cas, se retrouvent même en première ligne face aux difficultés pour financer l’achat d’une voiture, d’un ordinateur ou d’un simple électroménager. Difficile de tout payer comptant avec des ressources limitées. Pourtant, ces achats ne relèvent pas du luxe : ils sont parfois le sésame pour retrouver une activité professionnelle. Alors, est-il réellement envisageable d’obtenir un crédit en étant au chômage ? Un simulateur en ligne permet d’évaluer rapidement sa capacité d’emprunt, mais la question reste entière.

Une réalité qui ne fait pas de cadeaux…

Imaginez : après avoir réglé votre loyer, il ne reste qu’une portion congrue de vos allocations chômage. De quoi couvrir uniquement le strict minimum. Pour beaucoup, l’achat d’un bien aussi banal qu’une machine à laver, un véhicule ou même un réfrigérateur semble hors de portée. Or, pour décrocher un poste, il faut parfois pouvoir se déplacer, s’équiper d’un ordinateur pour envoyer des candidatures ou s’habiller décemment pour un entretien. Ces investissements deviennent vite incontournables, même quand le budget est serré.

Est-il possible d’obtenir un prêt en étant au chômage ?

Les critères des banques et organismes de crédit ne laissent que peu de place à l’improvisation. Au-delà de la capacité à rembourser, c’est bien la possibilité de se retourner en cas de défaut de paiement qui fait la différence. En Belgique et au Luxembourg, la législation protège les allocations de chômage en les rendant insaisissables sous un certain seuil (sauf pour le recouvrement des pensions alimentaires impayées). Concrètement, cela sécurise le maintien d’un minimum vital pour le demandeur d’emploi.

Mais ce filet de sécurité a un revers : il limite drastiquement la marge de manœuvre des prêteurs. Si le remboursement ne peut être prélevé directement sur les allocations, l’institution financière se retrouve sans recours efficace. Résultat : dans la majorité des cas, la demande de crédit d’un chômeur sera refusée. Les banques ne prennent pas le risque de prêter sans garantie de pouvoir récupérer les fonds en cas de problème.

Quelles alternatives pour accéder au crédit quand on est au chômage ?

Les prêts à tempérament : une solution sous conditions

Emprunter seul devient quasiment mission impossible. Pour avoir une chance d’obtenir un prêt personnel, il faut présenter des garanties solides. Autrement dit, il est indispensable de proposer un garant ou un co-emprunteur, une personne disposant de revenus stables et suffisants pour rassurer la banque. Sans cette précaution, le dossier a toutes les chances d’être écarté.

Le crédit hypothécaire : possible, mais rarement adapté

Certains chômeurs propriétaires d’un bien immobilier peuvent envisager un crédit hypothécaire. Mais attention : ce type de financement n’est accessible que si une hypothèque peut être prise sur le bien en question. De plus, il n’est pertinent que pour des montants importants, car les frais liés à la mise en place de l’hypothèque sont élevés. Généralement, il faut emprunter au moins 25 000€ pour que l’opération ait un sens.

En quête d’un nouvel emploi ?

Vous trouverez sur notre site une mine de conseils pour bâtir vos projets, qu’il s’agisse de retrouver un poste ou de franchir un nouveau cap dans votre parcours professionnel. Rendez-vous sur la rubrique Vos projets, trouvez un emploi. Et si vous souhaitez évaluer vos possibilités de financement, n’hésitez pas à utiliser notre simulateur de crédit en ligne.