Calculez le montant que vous pouvez réellement emprunter

Un chiffre, et tout s’accélère : 33 %. La fameuse limite des banques, qui scelle bien des rêves immobiliers et impose une réalité concrète à ceux qui s’imaginent déjà propriétaires. Avant de foncer tête baissée dans la recherche d’un bien, une question mérite toute votre attention : quel montant pouvez-vous réellement emprunter ?

Comment connaître la somme que la banque acceptera de vous prêter ?

Avant même de vous lancer dans un achat immobilier ou un investissement locatif, avoir une vision claire du montant que la banque sera prête à vous accorder s’impose comme une nécessité. Les crédits immobiliers s’étalent souvent sur 10, 15, parfois 25 ans. Un engagement de longue haleine qui pousse les banques à la prudence. Elles examinent à la loupe votre situation, soucieuses d’évaluer précisément le montant qu’elles peuvent vous prêter sans prendre de risques inconsidérés.

Le taux d’endettement et le montant des mensualités

Un prêt, c’est d’abord une histoire de remboursements. Pour chaque mensualité, vous devez régler à la fois des intérêts et une part du capital. La somme que vous pouvez assumer chaque mois devient alors le nerf de la guerre. Impossible de faire l’impasse sur cette donnée : si la mensualité dépasse vos moyens, c’est votre équilibre financier qui vacille. La banque veille donc à ce que les échéances restent dans des proportions raisonnables, pour éviter toute mauvaise surprise.

Prêt immobilier et salaire : la règle des 33 %

Face à chaque dossier, la banque se pose la même question : jusqu’où peut-elle aller sans prendre de risques, ni vous mettre en difficulté ? Pour cela, un seuil s’est imposé comme référence : 33 % du revenu net disponible. Autrement dit, le total de vos mensualités de remboursement ne doit pas dépasser un tiers de vos revenus. Mais attention, viser trop bas n’est pas non plus la solution miracle. Des mensualités trop faibles allongent la durée de remboursement, et donc le coût global du crédit. L’équilibre est à trouver.

Un exemple concret pour y voir plus clair

Pour illustrer cette règle, prenons un cas pratique. Imaginez un salaire mensuel de 1 500 €, avec des charges fixes de 400 €. Il vous reste donc 1 100 € de « reste » une fois les charges déduites. En appliquant la règle des 33 %, la mensualité à ne pas dépasser s’élève à 363 € (1 100 x 33 %). Si vous partez sur un prêt sur 15 ans, soit 180 mensualités, votre enveloppe d’emprunt atteint 65 340 € (363 € x 180). Ce calcul donne un ordre de grandeur, sans prendre en compte tous les paramètres. Pour affiner votre estimation, n’hésitez pas à utiliser des simulateurs de prêt en ligne. Ces outils gratuits, sans engagement, vous permettront d’ajuster les montants selon vos besoins.

montant que je peux emprunter

Quels critères la banque analyse-t-elle pour calculer le montant que vous pouvez emprunter ?

Quand vient le moment d’étudier votre demande de prêt, la banque ne se limite pas à jeter un œil sur votre fiche de paie. Plusieurs critères entrent en jeu pour déterminer la somme qu’elle acceptera de vous prêter :

  • Vos revenus : Plus ils sont élevés, plus votre capacité d’emprunt augmente. Les salaires en CDI sont considérés dans leur totalité. Pour les CDD, intérimaires ou travailleurs indépendants, une ancienneté d’au moins trois ans est généralement exigée pour rassurer la banque.
  • L’apport personnel : Cette somme, provenant de votre épargne, d’un livret A ou parfois d’un don familial, vient compléter votre dossier. Avec un apport conséquent, vous pouvez viser un emprunt plus élevé.
  • Votre taux d’endettement : La règle veut que vos mensualités ne dépassent pas 33 % de vos revenus nets. Il se calcule ainsi : Taux d’endettement = (Charge d’emprunt / Revenus fixes nets) x 100. Exemple : pour 400 € de mensualité, un salaire de 1 600 € et 250 € de charges fixes, le taux d’endettement sera de [400 / (1 600, 250)] x 100 = 29,6 %.
  • Vos charges : La banque comptabilise toutes vos dépenses régulières : facture d’énergie, crédits en cours, pensions alimentaires, etc. Ces sommes impactent directement votre capacité à rembourser un nouvel emprunt.
  • Le saut de charge : Pour les locataires, la différence entre la mensualité future et le loyer actuel est scrutée. Un saut de charge trop important peut inciter la banque à revoir sa proposition à la baisse.
  • Le reste à vivre : Cet indicateur affine le calcul du taux d’endettement. Plus il est confortable, plus vous pouvez envisager un emprunt élevé. Il se calcule comme suit : Reste à vivre = Revenus, (Charges fixes + mensualité).

En somme, chaque dossier raconte une histoire différente. Les paramètres s’additionnent, se croisent, et dessinent les contours de votre projet. Ce qui compte, c’est de bâtir un plan solide, basé sur des chiffres réalistes plutôt que sur des espoirs flous.

Finalement, connaître précisément combien vous pouvez emprunter, c’est vous donner la liberté de cibler les bonnes opportunités. Prendre le temps de faire vos comptes, d’anticiper les obstacles et de calculer votre marge de manœuvre, c’est lancer votre projet immobilier sur des bases saines. Les clés de votre futur logement ne sont peut-être qu’à quelques calculs près.